Le Journal de Québec a signé une entente de principe avec ses employés
Quand il me prend dans ses bras,
Ingrid Betancourt, ainsi que 14 autres otages, sont libérés de leur captivité des FARC, dans la jungle colombienne
Il me parle tout bas
Des milliers de gens célèbrent dans l'allégresse les 400 ans de la ville de Québec, le regard à la fois contemplateur devant le passé et rempli d'ambitions devant le futur
Je vois la vie en rose,
Malgré les divisions et les déchirements, les nations du monde entier se tendent tant bien que mal la main à l'approche des Jeux Olympiques pour un monde meilleur.
Il me dit des mots d'amour
Le monde va bien. Non, il va un peu mieux, disons. Même encore, je ne suis pas convaincu.
Vous voyez, sous mes airs de jovialiste de tous les jours, je suis un grand pessimiste.
J'essaie de tout mon corps de croire en un monde meilleur, en la bonté et la sagesse du genre humain.
Des mots de tous les jours,
Mais j'en suis incapable. Du moins, pas complétement.
Ça me fait quelque chose
Voici le compte-rendu écrit d'une réflexion spontanée
que j'avais moi-même enregistrée sur un microphone,
le 16 juin dernier. Cela s'intitule «Le monde idéal».
Il est entré dans mon c½ur,
«Dans un monde idéal, les gens ne doutent pas. Les gens pensent aux autres, les gens pensent à eux, pensent à l'humanité, les gens pensent à faire attention à l'environnement et ramassent tout derrière eux. Bref, les gens pensent.
Les gens sont tolérants, les gens vivent et laissent vivre. Les religions n'existent pas, car les religions créent les guerres. Et il n'y a pas de guerre dans un monde idéal.
Mais les gens croient, les gens croient en l'humain, croient en une force qui nous guide, à l'intérieur de nous. On a beau être de simples animaux parmi toute la biodiversité, mais on croit, on croit en nous, les humains.
Une part de bonheur
Mais voilà. On ne doute pas, dans le monde idéal. Parce que tout va bien. On pense à la place.
Toutefois, ne pas douter, c'est se condamner à l'immobilisme, à rester figés sur place. Et l'humain n'aime pas rester sur place. Donc, l'humain doute. L'humain ne prend pas la peine de penser. De penser aux autres, à la vie qui foisonne, à ses pairs humains.
Donc, il est impossible à l'Homme d'accéder au monde idéal. Ainsi soit-il, c'est dans notre nature.
Dont je connais la cause,
Ceci étant dit, je vous pose la question. Que préférez-vous? Un monde idéal figé ou un monde imparfait toujours en action, capable du meilleur comme du pire?»
C'est lui pour moi,
Le maire de Moscou déclare que l'homosexualité «est une arme de destruction massive utilisée par l'Occident contre la Russie».
Moi pour lui dans la vie
Les conservateurs veulent réintroduire la censure et recriminaliser l'avortement en douce.
ll me l'a dit, l'a juré
Malgré les efforts de plusieurs, les émissions de gaz à effet de serre ne cessent d'augmenter. Certains (États-Unis) doutent, d'autres (Chine) ne pensent pas et ont soif d'ambition.
Pour la vie
Des milliers de gens, de plus en plus chaque jour, sont mis en fallite par la folie du capitalisme
Et dès que je l'aperçois
Des milliers de gens, de plus en plus chaque jour, sont réduits à de simples numéros et privés de toute liberté, par la folie du communisme.
Alors je sens en moi
Notre monde n'est pas si rose. L'Humain doute.
Et Il ne pense pas. Ou ne prend pas la peine. Et pourtant...
Autrefois, je considérais l'Homme mauvais de nature. Mais plus maintenant.
Pourquoi? Grâce à toi, Dominic.
Mon c½ur qui bat...
De tout coeur, merci. Si je continue à croire, c'est grâce à toi.
Je t'aime! =)
Note de la rédaction:
Ironie du sort,
cet article fut rédigé
quelques heures à peine avant
la fin du monde.
Hasard? Tu m'entends?
Va chier.
Crédits:
Paroles : Édith Piaf