Mesdames, messieurs, vous lisez présentement un autre projet farafinfollant en devenir...et dans mon immenssime bonté, je vous offre la possibilité de l'influencer! Curieux? Alors, lisez...
J'ai débuté l'écriture d'un roman il y a quelques semaines dans un cahier qui traînait depuis trop longtemps à mon goût. J'y écris une page à la fois, les jours que ça me tente. Ce que vous devrez faire, c'est en imaginer la suite! Et croyez-moi, j'ai écrit inconsciemment et les idées pour poursuivre l'histoire abondent. Et peut-être que je vais développer une idée parmi le tapon, que j'anticipe foisonnant et farafinfollant. Mais, j'aime bien mon idée, alors vous êtes mieux d'être bons! Voici les deux premiers chapitres...
Chapitre 1
«Tu irais faire l'épicerie, s'il te plaît?»
Antoine m'interrogea depuis notre nouvelle salle de bain. Mais quel goinfre tout de même!
«- Tu veux rire?! On n'a même pas terminé de déménager, répondais-je. Les cartons de la cuisine traînent toujours.
- Et puis? J'ai amplement ma dose du resto pour des années et ça fait quelques temps que tu me fais languir avec ta soi-disant recette enchanteresse de steak aux quatre épices...
- Prends ton mal en patience mon grand, c'est pas pour demain.»
Il sortit, vint me retrouver au salon. J'ôtai ma tête des fils du téléviseur et le regardai m'offrir un visage piteux.
«J'ai déjà vu bien mieux. T'as aucune chance de me faire flancher, amateur.»
Mais son expression se renforcit, devenant toute attendrissante, irrésistible. Lui et son damné visage d'ange!
«- Tu ne m'auras pas, tu ne m'auras pas, répétai-je, fixant ailleurs, tu ne m'auras pas...
- S'il te plaîîîîîîîîît, quémanda-t-il conscient de son effet.
- Pas question que je craque! Ta ruse ne marchera pas.»
Je m'enfouis la tête dans les coussins du canapé. Je ne pouvais m'empêcher cependant de laisser envahir mes pensées par l'image de ce vilain gourmand manipulateur, mais si joli, pendant que je faisais l'autruche...
***
«Prochaine station: Jean-Talon, m'annonça une voix froide.»
Encore une fois, je n'ai pas résisté à ses doux yeux...ce que je peux être faible, parfois. Il va bien falloir que je fasse un homme de moi un beau jour. Bon, macaronis ou rigatonis? Qu'est-ce qu'il préfère déjà? Il mangera ce qui sera en solde, mon compte de banque est à sec. Oh, mais juste avant qu'il se bourre la panse, il va me resservir son doux regard satisfait, trop craquant...oh merde que je suis pitoyable! Un quétaine irrécupérable, je me tape sur les nerfs, mais je tiens à mentionner, ça serait ex-ac-te-ment mon genre d'homme. Faudra que je redise encore à Sophie comment elle peut être chanceuse. Et après, il faudra qu'elle s'apitoie sur mon sort. Ce qu'elle se tue inlassablement à faire chaque fois, avec le tact d'un camionneur dans une réunion diplomatique de l'ONU. Non, merci madame la caissière, pas de loterie. Oui, c'est ça, bonne journée vous aussi. Bonne journée! Elles se bornent à se ressembler ces temps-ci mes journées. Elles ne changeraient que d'un poil, je serais presque en plénitude ultime, dans mon actualisation de soi, dirait Sarah. Foutue étudiante en psycho, va!
***
Tiens, Antoine est parti. Tant mieux, il aura la surprise, ce vilain goumand. Il a même déballé les couverts de la boîte! Le bon garçon, il aura un gros dessert. Il va voir comment je vais l'engraisser. Toutes les fois où j'ai envié sa taille parfaite, il le mérite bien.
Chapitre 2
«Suis parti avec So et Anna en ville. Ne rentrerai probablement pas avant demain. Tâche de t'amuser!
- Antoine»
Ça servait bien que je me dérange pour aller à l'épicerie! Et qui va engloutir tout ça maintenant? Pas le réfrigérateur, il n'est même pas en état de marche. Mais que vais-je faire de ces beaux légumes bio-équitable-bourrés-Oméga3? Au prix que ça coûte... Et pas question non plus que je me morfonde dans mon coin pendant qu'il fait la tournée des bars avec sa Sophie de son coeur. Je commençais justement à ena voir assez de vivre au diapason de ses envies. Faut que je m'affranchisse. Que je mette à vivre de mon bord, autonome, digne du grand et beau garçon que je suis. Dès que j'aurai mis l'épicerie au frais (pourquoi pas dans une baignoire glacée?), je revois en accéléré mon carnet de téléphone. Ah, solitude quand tu nous tiens! En attendant, je veux bien rêver à mon Instant X.
***
Il s'est mis à pleuvoir. Ma soirée est à l'eau. De mieux en mieux!
Sur le canapé, j'énumère mes options restantes à un faux psychanalyste tout droit sorti de mon subconscient. Au fond du séjour joue un air de Chet Baker. Je suis seul. Seul et encloisonné. J'ai besoin de m'enfuir, Antoine, lui, l'a bien fait ce soir. Je saurai faire mieux.
J'ai à peine enfilé mes chaussures que je partis dehors. L'orage se déchènait sur moi dans toute sa fureur naturelle, mais je n'y pensais plus désormais. Je courais droit devant moi, ne sachant même pas où aller. Rien que le fait de m'être libéré et d'avoir vaincu mon appréhension de la tempête m'allège la conscience. Je cours si bien que je me surprends presque à prendre mon envol. Le trottoir est mien pour ce soir. Mais voilà, le simple fait de m'élancer sous les torrents d'eau ne change en rien mon besoin. Je ressens toujours le besoin de m'enfuir...et peut-être un peu plus loin que le coin de ma rue que je viens d'atteindre, détrempé. Non, c'est décidé, je pars. Je vais partir plutôt, je crois. M'évader m'aiderait certainement à me remettre kes émotions à la bonne place. Qu'importe ce que pensereont les autres, Antoine compris. Je rebrousse chemin, je change d'optique, je prends l'exit et m'envoie hors d'Amérique.
Et voilà pour les deux premiers chapitres! Je vous remercie d'avance de répondre nombreux pour bâtir la vie future de notre héros, qui en passant, n'a toujours pas de nom...
Amusez-vous bien et farafinfollez-moi vos idées! Et soyez tout de même cléments, je n'ai pas encore retravaillé le tout...